Un weekend bourbeux, cela va sans dire, enlisé dans les méandres métalliques et violents d'un tremplin du Crockmore, en ce vendredi dix neuf octobre.
Après avoir rudement bataillé contre l'autorité parentale - d'ailleurs, la porte de mon bureau n'a point aimé mes coups de rangers vu qu'elle s'est enfoncée de plusieurs centimètres - j'ai pû gagner le droit d'y aller, à cette fichue soirée, non sans avoir appris que je
"dépassais toutes les limites" et gnagnagna. Blablatis permenant de ma génitrice et du pauvre abruti qui me sert de substitut de père depuis près de sept ans. Donc, après avoir mangé dans un kébab (c'était pas
MON idée), on se retrouve devant les grilles du Crock, en train d'essayer de déstresser les membres du groupe
Neverland :
"HE SIMON STRESSE PAS HEIN", ce qui est royalement raté, à priori. Vingt et une heures, les grilles ouvrent, les emos envahissent le bar concert. La salle étant deux fois plus grande que ma chambre, on ne peut y fumer sans crever l'oeil de quelqu'un avec la fraise de la clope.
Premier groupe, c'est de la
MERDE (ouais, nihilisme), emo core power, avec les emos "pogotant" misérablement sur l'hideux scream...
Pitoyable, bref, durant ce temps, j'hurlais avec Chris dehors, disant qu'il y'avait des canards dans ma tête...
Puis vient le tour de Neverland, toujours aussi stressés. C'est bien autre chose, enfin du bon métal symphonique comme on l'aime (j'emmerde les gens qui n'aiment pas le sympho, z'avez qu'a fermer les yeux sur ce que j'écris). Simon, un string accroché à son micro (haha désolée, mais j'adore te foutre la honte, vieux), s'en donne à coeur joie (
"SIMON C'ETAIT NUL") alors que Nico alias Fire, se prend pour Vortex en jonglant avec sa basse ("Neverland c'est super mais je trouve que le bassisite se la péte un peu trop sur scène, genre qu'il est super doué" - ais-je dit à la fin, avant que ledit bassiste ne me saute dessus pour me faire des bisous car j'ai voté Neverland avec un petit coeur).
"C'est l'heure des slows" - Simon et son humour... dévastateur...
Le
"slow" a declenché un pogo, bilan, pauvre Kalash, pauvre de moi, j'ai fini sur scène, me fracassant à moitié le nez et le menton dans les jambes de Simon et m'écorchant les mains sur les rangers de Fire
(autant pour moi, mille excuses, mais merde, on peut même plus headbunger en paix, au Crock...)Je remercie tous ceux que je connais, y'en a trop pour les citer.
Bravo
NEVERLAND, votre victoire était méritée, même si votre bassiste il se la pète et que votre guitarriste suspend des strings sur son micro, et même si personnellement, j'ai voté plus pour les potes que votre musique. Au moins c'est dit.
Photo : Simon, un string.